19 avril 2013

Premiers couacs à l’école des cracs

L’école la plus élitiste de Belgique se trouve à Anvers et ne dispose que d’une seule classe accueillant 8 élèves répartis entre la 3ème et la 6ème primaire. Et pour cause, seuls les enfants ayant un QI de 130 et dont les parents acceptent de débourser 15.000 euros par an peuvent s’y inscrire, et ce pour 2 ans maximum, après quoi, ils devront retourner dans l’enseignement classique.

Lorsque les cours commencent, la classe est divisée en deux. Pendant que l’institutrice donne cours au premier groupe, les autres élèves travaillent seuls. Après 10 minutes, l’institutrice estime leur avoir fourni suffisamment d’informations pour qu’ils puissent attaquer les exercices.

Pourtant, à peine a-t-elle le dos tourné que les doigts se lèvent et les questions fusent. L’institutrice, qui s’est spécialisée dans le haut potentiel, refuse de répondre aux questions, encourageant les enfants à tenter de comprendre par eux-mêmes. Elle précise que ces enfants n’ont de toute leur scolarité jamais dû fournir le moindre effort pour comprendre et résoudre un exercice, du coup, dès que vous leur donnez un exercice dont la solution ne leur saute pas directement aux yeux, ils vous interpellent, prétextant qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils doivent faire.

En fait, il leur faut apprendre non seulement à lire les énoncés des exercices, mais aussi et surtout à structurer, découper leur travail. Pour que ces étapes soient nécessaires, explique-telle, les exercices doivent être suffisamment compliqués. En effet, si l’institutrice se contentait de suivre le cursus normal, celles-ci seraient tout à fait superflues.

Le problème est que les enfants supportent mal ce changement brutal de rythme, et certains montrent déjà des signes de frustration et de découragement. L’institutrice nous rassure en nous disant qu’il s’agit-là d’un mal nécessaire pour leur prouver qu’ils peuvent très bien réussir à résoudre un problème apparemment insurmontable s’ils se donnent la peine d’essayer.

Autre problème : les notes obtenues. Les exercices étant plus compliqués et le travail nécessaire plus ardu, les notes des élèves s’en ressentent. Même si aucun n’élève n’obtient une note en-dessous de la moyenne, certains acceptent mal un « maigre » 7/10, eux qui sont habitués à des notes plus élevées. L’institutrice prend alors le temps de discuter avec les élèves afin de relativiser les choses.

La directrice de l’école, qui reconnaît que le système scolaire classique n’arrive pas à offrir un cadre épanouissant aux enfants à haut potentiel, travaille actuellement à la préparation d’une formation de 3 ans pour les enseignants afin de les aider à mieux encadrer et comprendre les enfants surdoués et/ou à haut potentiel. Elle espère ainsi que des écoles comme la sienne perdront leur utilité et que tous les enfants pourront s’épanouir dans le système scolaire classique…

Article complet : Le 1 décembre 2012 – Het Laatste Nieuws – Uniek schooltje leert hoogbegaafde kinderen écht studeren, vaak tot hun frustratie – Lieve Van Bastelaere

Posté par hpkidmum à 16:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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