08 juin 2013

Bis repetita non placent

A la fin de la 2ème primaire, la décision fut prise de changer Max d’école. Une fois informé de cette décision, Max allait passer par une période de sommeil agité, avec terreurs nocturnes et cauchemars récurrents.

Bien que nous ayons organisé une visite de la nouvelle école avant la rentrée, Max allait accueillir celle-ci avec une grande angoisse. J’avais beau le rassurer en lui disant qu’il n’y avait pas de raison que cela se passe mal avec ses nouveaux camarades de classe, rien n’y faisait, Max demeurait terriblement angoissé, craignant de revivre les mêmes tensions et autres réprimandes qu’il avait connues dans son ancienne école.

Son angoisse et son anticipation étaient telles, qu’elles allaient finir pas influer sur le cours des choses, et l’accueil qui aurait dû se faire dans la joie se transforma en remake catastrophique de l’isolement et du rejet qu’il avait subits depuis le départ de son meilleur ami.

Ce fut sans nul doute cet épisode qui nous fit prendre conscience que Max était différent. Jusque là, malgré les remarques flatteuses de ses institutrices, nous n’avions jamais envisagé que Max puisse être vraiment différent des autres enfants. Pour nous, il était simplement éveillé, faisait preuve d’un esprit vif certes, mais après tout, il n’était pas le premier et ne serait pas le dernier. En d’autres mots : pas de quoi fouetter un chat !

Les plaintes régulières de Max allaient pourtant nous pousser à rencontrer son institutrice et à tenter de comprendre ce qu’il pouvait bien se passer. Avec le recul, je me rends compte du rôle-clé que cette institutrice a joué dans la scolarité de Max. Elle fut la première à envisager de l’intégrer au système de classe kangourou afin de le maintenir stimulé. Elle prit également le temps de l’observer et de nous faire part de ses observations afin de nous aider à mieux comprendre notre enfant. Je suis consciente que lui devons une fière chandelle.

Max allait à nouveau connaître plusieurs épisodes de brimades de la part de ses camarades de classe, mais ceux-ci étant relativement « innocents » et rares, ils ne nous poussèrent dès lors pas à prendre d’autre mesure cette année-là. Ce n’est que l’année suivante que les choses allaient réellement se corser et que nous allions prendre la décision de faire évaluer Max par une psychologue. Décision difficile s’il en est, car elle s'accompagne bien souvent de la crainte d’ouvrir une boîte de Pandore…

Posté par hpkidmum à 14:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


Commentaires sur Bis repetita non placent

Nouveau commentaire